LA SUITE ....
Quelques semaines après mon retour à Avignon, l’équilibre tenait encore. J’avais laissé repousser ma barbe de trois jours, repris des postures plus anguleuses, des gestes plus secs. À la maison, j’étais redevenu le mari que ma femme reconnaissait. Les absences s’étaient raréfiées. Les messages de Charlotte se limitaient au travail. Pourtant, la nuit, seul dans la salle de bain, je passais parfois la main sur ma peau qui recommençait à se couvrir d’un fin duvet, et le vide revenait. Théa n’avait pas disparu. Elle attendait.
Un jeudi soir, alors que l’agence était presque vide, je frappai à la porte du bureau de Charlotte. Elle leva les yeux de son écran.
— Entre.
Je fermai la porte derrière moi, m’approchai et m’assis face à elle.
— J’ai besoin de te parler.
Elle referma son ordinateur. Son regard était calme, attentif.
— Je t’écoute.
J’inspirai. Les mots que j’avais préparés me semblaient soudain trop lourds.
— Je veux un dernier week-end. Un seul. Complet. Comme à Toulon, mais en pire. Ou en mieux. Je ne sais plus. Ensuite, on arrête. Vraiment. Je rentre dans ma vie. Tu restes dans la tienne. Plus de chambre d’hôtel, plus de parkings, plus de colliers. Juste… une dernière fois. Pour que Théa puisse sortir une dernière fois. Et ensuite je referme la porte.
Charlotte ne répondit pas tout de suite. Elle me regarda longuement.
— Tu es sûr ?
— Oui. Ma femme ne doit rien savoir. Rien. On part vendredi soir, on rentre dimanche soir. J’inventerai un séminaire client.
Un sourire lent, presque triste, étira ses lèvres.
— D’accord. Un dernier run. Et après, on arrête.
Elle se leva, contourna le bureau et s’arrêta devant moi. Ses doigts effleurèrent ma joue.
— Alors on le fait correctement. Vendredi, 20 h. Je passe te chercher. Tu auras ta valise complète. Tout ce qu’il faut pour Théa. Et cette fois… on ne freine pas.
Le vendredi soir, à 20 h 07, la voiture de Charlotte s’arrêta devant la maison. J’avais prétexté un week-end de travail urgent avec un client parisien. Ma femme m’avait embrassé sur le seuil, un peu distante encore, mais sans poser trop de questions. J’avais pris la valise déjà prête dans le coffre depuis des semaines.
Dans la voiture, Charlotte ne dit presque rien. Elle conduisait vers le sud, direction une villa louée en bord de mer, entre Hyères et Le Lavandou. Une grande maison isolée, avec piscine, vue sur la mer, et surtout… aucun voisin à moins de trois cents mètres.
À l’arrivée, la nuit était déjà tombée. Charlotte garda les phares allumés le temps que je descende. Elle ouvrit le coffre et sortit deux grands sacs.
— Va te transformer. La chambre principale est en haut. Tout est prêt.
Je montai. Sur le lit, étalés avec un soin presque cérémoniel, se trouvaient les vêtements que j’avais apportés, mais aussi ceux que Charlotte avait ajoutés : une robe en latex noir ultra-courte, une autre en cuir rouge sang, plusieurs ensembles de lingerie extrêmes, des bas, des talons de quinze centimètres, des prothèses plus lourdes, un collier en acier avec cadenas, plusieurs plugs de tailles différentes, et un godemichet-ceinture déjà prêt.
Je me déshabillai. La transformation prit presque une heure. Quand je redescendis, Théa était là.
La robe en latex noir moulait chaque courbe. Le décolleté plongeait jusqu’au milieu du ventre. Les prothèses E donnaient une poitrine lourde et mobile. Les bas résille noirs remontaient haut sous la robe. Les escarpins claquaient sur le carrelage. Le collier était déjà verrouillé. Le plus gros des plugs était en place.
Charlotte, en nuisette de soie noire, m’attendait dans le salon, un verre de whisky à la main. Elle me regarda de haut en bas, lentement.
— Voilà ma Théa. La vraie. Celle que j’ai connue à Toulon.
Elle s’approcha, passa un doigt sous le collier et tira légèrement.
— Ce week-end, tu n’es plus Théo. Tu n’es plus mon collaborateur. Tu es ma Slave. Ma pute. Mon jouet. Tu obéis. Tu subis. Tu jouis quand je te l’autorise. Et dimanche soir, on referme. Compris ?
— Oui, Maîtresse.
Charlotte sourit. Le sourire était celui de Toulon.
La première nuit fut pure dépravation.
Charlotte ne perdit pas de temps. Elle me fit m’agenouiller au milieu du salon, releva la robe de latex et baissa le string. Le plug métallique brilla sous la lumière.
— Ouvre la bouche.
Elle sortit son propre godemichet-ceinture, déjà en place sous la nuisette, et s’enfonça jusqu’à ma gorge. Je bavai immédiatement. Charlotte me prit par les cheveux et pilonna ma bouche avec une violence précise, presque clinique.
— Tu as manqué ça, hein ? Manqué d’être une vraie chienne.
Quand elle se retira, un long fil de salive reliait encore le gode à mes lèvres. Elle me jeta sur le canapé, m’écarta et me pénétra d’un coup sec. Le plug était encore en place ; le gode le poussait plus profond. Je criai. Charlotte me baisa sans pitié, une main sur ma gorge, l’autre pinçant un téton prothétique jusqu’à ce que je pleure de plaisir et de douleur mélangés.
— Jouis. Maintenant.
Je jouis en hurlant, le sperme inondant le string déjà trempé. Charlotte continua jusqu’à son propre orgasme, puis se retira, me laissant tremblante, les jambes ouvertes, le cul béant.
Ce n’était que le début.
Elle me ramena dans la chambre. Elle me menotta au lit, face contre matelas, et sortit le plus gros des plugs tunnel. Après un long moment de préparation brutale — doigts, godemichet, salive —, elle l’enfonça. Je hurlai. Charlotte me laissa ainsi une heure, le collier tiré en arrière par une laisse fixée au headboard, pendant qu’elle fumait une cigarette et buvait son whisky en me regardant me tordre.
Puis elle revint. Elle retira le plug, le remplaça par son gode, et me sodomisa jusqu’à ce que je ne puisse plus former de mots cohérents. Quand elle eut fini, elle s’assit sur mon visage et se fit lécher jusqu’à l’orgasme, urinant légèrement dans ma bouche sans s’en excuser.
— Avalle. C’est le goût de ton dernier week-end.
J’avalai.
Nous dormîmes peu. Vers quatre heures du matin, Charlotte me réveilla en m’enfonçant trois doigts dans le cul encore dilaté.
— Encore.
Et nous recommençâmes.
Le samedi fut le jour de la déchéance publique.
Charlotte avait tout prévu. Vers quinze heures, elle m’habilla d’une mini-jupe en cuir noir qui ne couvrait presque rien, d’un top en résille transparente qui laissait les prothèses entièrement visibles, de bas autodésirs et de talons de quinze centimètres. Pas de string. Le collier bien en évidence. Le plus gros plug en place.
— On sort.
Nous prîmes la voiture jusqu’à une aire d’autoroute un peu isolée, connue pour son activité nocturne. En plein après-midi, il y avait déjà des camions. Charlotte se gara, alluma une cigarette et me regarda.
— Descends. Marche jusqu’au parking des poids lourds. Propose-toi. Tu dis que tu es une pute de passage. Prix libre. Tu acceptes tout. Et tu filmes tout avec ton téléphone. Je regarde depuis la voiture.
Je tremblais. Mais j’obéis.
Je marchai entre les camions, les talons claquant sur le bitume. Le premier routier qui me vit siffla. Le deuxième m’arrêta. En dix minutes, j’étais à genoux dans une cabine, une queue dans la gorge. Puis une autre. Puis un troisième me prit par-derrière contre le garde-boue, la jupe relevée, le cul, le plug toujo ...
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