La suite des séquences censurées du film Waterword, imaginées par mes soins…
Dans le premier épisode, le Marin a conclu un marché avec les anciens d’un atoll : Il doit engrosser huit « pondeuses », jeunes filles vierges, pour éviter la consanguinité qui fait des ravages dans ces groupes isolés… En contrepartie, il aura de l’eau à volonté et surtout de la résine pour réparer le flotteur central de son trimaran, endommagé lors d’une tempête.
Durant trois mois, il avait coïté à sa guise avec ces filles ; les prenant et les reprenant à raison d’une par jour, dans la positon qu’il voulait, les faisant jouir ou leur faisant mal… Mais le conseil des anciens s’étonnait qu’aucune ne soit enceinte de ses œuvres ; enfin, l’une d’elle l’était, mais elle avait été surprise avec deux autres membres de l’atoll… Le surnom que lui avait donné le Marin, la « chaudasse », prouvant bien qu’elle ne pouvait se satisfaire de ses seules étreintes !
L’homme avait bien profité de la situation, nourri avec trois vrais repas par jour, de l’eau à volonté et de la meilleure, en plus de ce plaisir sexuel dont il usait et abusait ! Mais depuis un bon mois il réfléchissait au moyen de quitter l’atoll sans l’autorisation des anciens… En emportant évidemment sa précieuse résine ! Seul le plein d’eau lui apparaissait trop ardu à effectuer, mais il s’en passerait : Il en avait la moitié de ses réservoirs suite à son échange avec de la terre ramenée lors de son arrivée là.
Mais l’atoll était protégé par un rempart de tôle, fermé par une double porte commandée par un treuil tout en haut ; et il y avait toujours des gardes qui patrouillaient sur un chemin de ronde faisant le tour… Impossible de l’ouvrir discrètement, il lui faudrait profiter de la sortie ou de l’entrée d’un autre bateau ; mais à l’intérieur de l’atoll il ne prenait guère de vent… D’ailleurs, les autres se faisaient tracter par un treuil spécial jusque dehors, il lui faudrait donc procéder par ses propres moyens…
Il réfléchissait à tout cela, quand le chef de la police surgit devant lui ; et aussitôt il sut qu’il y avait un problème : Son instinct de marin lui souffla qu’il y avait anguille sous roche ! Puis d’autres hommes, tous jeunes et armés de bâtons et d’épées de fortune, arrivèrent derrière et sur les côtés ; Un des anciens, à deux mètres de là, lui dit :
--- Il y a un problème ! Aucune des pondeuses n’est enceinte… Tu as l’air d’être normal au point de vue physique, d’après l’ancienne qui t’a examiné ; Et tu as bien déviergé nos pondeuses, tu leur as mis ta semence… Alors, qu’est ce qui ne va pas ? Tu peux nous le dire ?
Le Marin tenta de gagner du temps, mais la décision des anciens était prise : Il leur fallait l’examiner de près ! Et les gardes de se saisir de sa personne, malgré ses efforts pour se dégager… On le ficela comme un saucisson et on le jeta sur une table où un prétendu docteur soupesa ses testicules, décalotta sa verge ; mais une exclamation s’éleva alors : Une des membre de l’atoll montrait ses orteils en criant :
--- Un poisson ! Un poisson ! Il a les pieds palmés !
On le hua, des mains se pressaient sur son visage, on lui tordait le cou pour tenter de voir derrière ses oreilles… Et quand tous virent les branchies qui baillaient derrière ses lobes, ce fut un tollé ! On le frappait de toutes part, et le chef de la police dût intervenir :
--- Ça suffit ! Stop ! Ce mutant doit mourir, mais selon notre code ! Pas de lynchage ici ! Amenez le au recyclage !
Des mains se saisirent de lui, on l’entraîna vers un des châssis flottants où on mettait le compost : Les épluchures de légumes, les déjections, les corps aussi… Le Marin fut enfermé dans une cage métallique, à peine plus grande que lui et close d’un cadenas ; suspendue par des câbles à un portique, elle descendait lentement, pour bien monter à toutes et à tous ce qu’il en coûtait de tromper les anciens ! Le chef de la police paradant devant pour justifier de son poste…
L’homme enfermé dans sa cage tentait de s’échapper, secouant les barreaux en hurlant… En vain ! Mais à ce moment là une sirène retentit du haut des remparts, et un cri séleva dans le matin blême :
--- Smokers ! Smokers ! Les Smokers ! Il arrivent !
Ce fut un branle-bas de combat général, tous les hommes et les femmes valides coururent sur le haut des remparts, armés d’arcs et d’arbalètes, voir de simples javelots ; l’ancien qui commandait l’atoll, monté dans le mirador qui surplombait les lieux de plusieurs mètres, vit la triple ligne sombre qui avançait à l’horizon : Les terribles pirates des mers, avec les jet-ski à l’avant, puis les vedettes rapides et enfin les bateaux de commandement à l’arrière… On entendait déjà les grondements des moteurs, les hurlements de rage des pilotes ! Et en moins de cinq minutes les assaillants tournaient à toute allure autour de l’atoll…
Depuis sa cage, le Marin ne voyait pas le péril mais il entendait les cris… Il sentait surtout que plus personne ne s’intéressait à lui et à son sort ! Il poussa sur la porte, vit qu’elle se gauchissait un peu vers le bas… Mais sans ôter le cadenas il ne pourrait jamais s’en extraire ! Et il descendait toujours vers l’espèce de soupe immonde sous lui ! Jusqu’à ce qu’il voit au loin deux silhouettes qui couraient en sens contraire des autres habitants de l’atoll.
Il s’agissait d’Helen, la trentaine et une petite fille d’une dizaine d’années, Enola ; elle que la première avait trouvée dérivante sur un radeau en compagnie de cadavres, et qu’elle avait gardé comme sa propre enfant. Toutes deux vivaient avec un vieil original nommé Grégor, qui inventait sans arrêt des mécanismes et autres gadgets : Il avait conçu une éolienne pour éclairer l’atoll la nuit, le système d’ouverture des portes grâce à la démultiplication d’engrenages… Mais son invention cachée était en ce moment en train de se déployer : Un ballon dirigeable, à l’enveloppe en nylon et nacelle en osier, avec un moteur électrique, se gonflait laborieusement grâce à la réaction chimique de deux liquides ; lui avait compris, comme Helen, que l’atoll ne ferait pas longtemps le poids contre les pillards : Cette fois, la bande du Diacre (son chef) était bien trop nombreuse et tous savaient qu’il ne lâchait jamais sa proie !
Déjà, le ballon dépassait du toit de la cabane de Gregor ; il cria à Helen qui se précipitait depuis l’autre côté des lieux :
--- Vite ! Vite ! Je peux plus stopper le truc ! Ça va partir ! Ça va…
Avec un bruit de bois cassé, l’engin bondit dans le ciel, emportant la structure de la cabane qui retombait en morceaux sous lui ! Tandis que des hommes hurlaient de voir un déserteur les lâcher au pire moment ! Des flèches volaient vers lui, mais le chef de la police s’en mêla :
--- Gaspillez pas vos flèches ! Tant pis !
Helen et Enola restaient comme paralysées, non loin de la cage du Marin ! Leur moyen de sauvetage en cas d’attaque leur était désormais inaccessible… L’homme qui commençait à tremper dans le liquide nauséabond hurla :
--- Libérez moi ! Libérez moi ! Je vous emmènerais avec moi ! Vite ! Vite…
La suite de l’histoire est disponible dans le film, je vais donc brièvement résumer : La jeune femme fracassa le cadenas avec une levier, et le Marin jaillit de sa cage ; il bondit sur son voilier, tandis que les deux femmes montaient sur les remparts pour ouvrir la porte. Et grâce au harpon placé à l’avant le trimaran était treuillé hors de l’atoll… Tandis qu’autour d’eux la bataille tournait à l’avantage des Smokers : Des jet-ski bondissaient par-dessus les remparts depuis un tremplin, d’autres plongeaient sous l’eau pour jaillir au milieu de l’atoll… Et les défenseurs mourraient par dizaines, sans causer grands dégâts aux assaillants !
A peine hors de l’enceinte, et prenant le vent, le Marin actionna une commande : L’éolienne replia ses pales, une voile roulée autour d’une bôme surgit de la coque centrale et se déploya… Helen et Enola, de sur le rempart, se jetèrent dans le vide en direction du bateau et tombèrent dans le filet entre les coques ; où elles rebondirent plusieurs fois, avant de se précipiter vers le barreur. La jeune femme hurlant de toutes ses forces :
--- Salaud ! Salaud ! Tu nous abandonnais ! Espèce de salaud !
Elle tomba à la renverse en basculant dans le filet, de même qu’Enola, tant le trimaran accélérait fort ! La fantastique surface de la voile, ajoutée à celle du spinnaker (une autre voile qui s’arrondissait loin devant l’autre) faisait sortir de l’eau les trois coques sur les hydrofoils, sorte de skis en-dessous… Réduisant ainsi la traînée dans l’eau, le voilier avançait à 40 nœuds, soit plus de 60 kilomètres à l’heure ! Semant en un instant les jet-ski lancé à sa poursuite, les vedettes rapides… Pour la plus grand fureur du Diacre, hurlant qu’il voulait ce bateau…
Helen ne décolérait pas après le Marin, qui ne répondait rien : Barrer un tel voilier à cette vitesse exigeait de la concentration ! La mer était calme, mais il fallait faire attention aux vagues qui pouvaient fausser un ski et déséquilibrer cet engin qui semblait voler sur l’océan ! Après plusieurs heures, il attacha la barre à une sorte de pilote automatique de sa fabrication et alla parler à ses passagères ; la jeune femme le rembarra, toujours en colère… Il lui dit alors :
--- Ça suffit ! Je peux vous jeter à la baille si je veux ! Alors il va falloir fermer vos gueules…
Il ajouta encore, un ton plus bas :
--- Et écarter les cuisses, toi !
Folle de rage, Helen ne répondait pas, sachant qu’il pouvait agir à sa guise sans qu’elle puisse faire quelque chose : Avant de les jeter à l’ea ...
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