Une explication de la rumeur d’Orléans, fin des années 60…
La rue Rimbaud était relativement animée, et devant la boutique de prêt-à-porter féminin « Tout pour ces dames » deux adolescentes parlaient à voix basse : Patricia, un peu boulotte, brune avec les cheveux mi-longs, et Sandra une grande blonde aux cheveux longs ; la première disait à l’autre, sur le ton du secret :
--- Je te le garantis… Il faut aller tout au fond, dans la cabine de droite… C’est Maryvonne qui me l’a dit, enfin ! Pourquoi tu ne veux pas me croire ?
La blonde hésitait en souriant, parlait de rumeur… L’autre voulait absolument la convaincre, elle finit par murmurer :
--- Écoute, on y va, on verra bien ! On peut bien rentrer pour faire semblant de chercher un truc !
Les deux amies pénétrèrent dans la boutique, où une vieille dame à la caisse regardait, soupçonneuse… Patricia fit son plus beau sourire et dit :
--- Bonjour madame ! On vient voir vos mini-jupes… Vous les avez reçues, on m’a dit…
La caissière (et accessoirement l’épouse du propriétaire du magasin), fronça les sourcils en demandant :
--- Les mini-jupes, il faut que vous parents soient d’accord ! A votre âge…
Ce à quoi les deux filles (18 et 18 ans et demi, mais la majorité était à 21 à cette époque) répondirent qu’elles voulaient essayer quelques modèles et reviendraient avec leurs mères pour les acheter… La dame leur indiqua d’un signe de tête le fond de la boutique et se tourna vers une cliente qui attendait avec un chemisier pour elle, en grommelant :
--- Ah, ces mini-jupes… Depuis qu’à Paris elles mettent ça on nous en demande tout le temps ! Tout de même…
La cliente hocha la tête avec approbation, elle régla ses achats et partit ; quant aux deux amies, elles regardaient de toutes parts pour vérifier qu’on ne les voyait pas… Patricia chuchota :
--- Le vieux, il est où ? Tu le vois ? Attends, les mini-jupes sont là…
Elles prirent au hasard deux de ces vêtements et allèrent vers les cabines ; Sandra hésitait devant les deux rideaux et demanda :
--- C’est laquelle ? Pat ! Là ?
La brune fit signe que oui et elles entrèrent à l’intérieur toutes les deux ; mais elles restaient près du rideau, comme apeurées d’être là… Patricia montra un objet qui ressemblait à une selle de vélo et fixé en haut d’une tige enfoncée dans le plancher, en disant :
--- C’est ça… Il faut s’asseoir dessus, c’est Maryvonne qui me l’a dit ! Il parait qu’elle vient là tous les jours… Vas-y, essaie !
Mais Sandra n’osait s’approcher de la chose, elle restait craintivement à côté de son amie… Qui finit par s’en approcher, tendant la main pour la toucher, la palper ; sans qu’il ne se passe rien ! La blonde haussa les épaules :
--- Cette Maryvonne raconte n’importe quoi ! Elle dit qu’elle couche avec un copain de son père…
Patricia appuya plus fort et retira aussitôt sa main quand la selle se mit à vibrer ! Elle avait poussé un petit cri, et une voix provenant de l’extérieur s’éleva :
--- Tout va bien ? On ne fait pas des bêtises là, n’est ce pas ?
C’était le propriétaire du magasin qui s’informait, et Sandra de dire tout de suite :
--- Non, non ! Je me suis entravée… C’est pas grave !
Et elle dit à son amie, en secouant la tête :
--- C’est le vieux qui vient nous voir… T’imagines s’il regardait quand on se déshabille ?
Elles rougissaient toutes deux, se cachant le visage dans leurs mains ! On était en 1969 et simplement quitter ses vêtements dans une cabine d’essayage leur paraissait une épreuve incommensurable ! Patricia s’approcha à nouveau de la selle et s’assit dessus en écartant les jambes ; puis bondit en sentant la vibration se remettre en route… Elle se mordait les lèvres, regarda son amie et s’assit à nouveau tout doucement, relevant sa jupe en expliquant :
--- Maryvonne m’a dit qu’il fallait s’asseoir avec la culotte direct sur le truc… Ouah, ça fait bizarre… Ahaa… Ahaa…
Sandra ouvrait de grands yeux, en voyant son amie dont le visage tout rouge virait au blanc ; elle haletait, sa poitrine se soulevait en saccades… Puis elle se plia en deux en posant ses deux mains sur ses genoux, en gémissant d’une voix rauque ! Et elle resta un moment sans bouger, avant de se relever en chancelant ; se tenant au mur, et murmurant des mots hachés :
--- Ouah… Ça fait drôle… Ouah… Ce truc… Ce truc de fou…
Horrifiée, l’autre la suppliait :
--- Viens, Pat’ ! Viens… On reste pas là… J’ai peur !
Mais la brune secouait la tête, haletante, sa jupe a demi levée révélant sa petite culotte humide au niveau de l’entrejambe ; Sandra ne pouvait quitter des yeux cette partie du corps de son amie, et cette dernière gémit :
--- Oh… Je suis toute trempée… Ouah, cet effet… Essaie ! Essaie je te dis !
La blonde ne bougeait pas, ne sachant que faire : A la fois apeurée mais fascinée par le bas-ventre de Patricia sous sa petite culotte blanche… Elle s’approcha de la selle, appuya, sursauta quand l’appareil se mit à vibrer ; mais ces vibrations se répercutant dans son poignet et son avant-bras déclenchait en elle de curieuses sensations… Elle finit par s’asseoir doucement sur la selle, mais en appuyant à peine ; pas assez pour lancer le mécanisme, et elle balbutia :
--- Je… Je vais juste voir… Je…
Elle n’osait pas lever sa jupe comme l’avait fait son amie, ni écarter ses cuisses largement ; elle posa ses fesses sur la selle, et quand les vibrations se mirent en route elle poussa un petit cri… Aussitôt reprise par Patricia qui chuchota :
--- Chut ! Arrête, le vieux va venir ! Tas-toi !
Sandra s’abandonna en gémissant, remua son bassin à plusieurs reprises et jouit aussitôt : la selle rigide qui appuyait sur son pubis vibrait très fort, tout son bas-ventre était parcouru de frissons, bien plus intenses que quand elle se « touchait », comme on disait à l’époque ! Elle se pencha en avant, au point de presque toucher ses genoux de son front… Les vibrations remontant alors dans son nombril, puis elle se redressa, se cambra en arrière, la selle pénétrant entre ses fesses et son anus sollicité alors ! Elle eut un second orgasme, se frottant compulsivement les cuisses de ses deux mains ; et Patricia de la secouer, l’obligeant à se relever en chuchotant :
--- Arrête ! Mais arrête, enfin… Tu es folle de te bouger comme ça… Sandra, viens ! On va se faire remarquer !
Les deux adolescentes sortirent de la cabine, les mini-jupes qu’elle devaient soi-disant essayer à la main ; pour tomber sur le propriétaire, soupçonneux comme toujours… Il leur demanda :
--- Alors, ces demoiselles ont trouvé ce qu’elle voulaient ? Ah, des mini-jupes… Il faudra l’accord de vos mères, n’est ce pas ?
Elle firent oui de la tête, pressées de ressortir pour pouvoir parler de leur expérience ! Et à peine dans la rue elles se regardèrent en pouffant, cherchant dans leurs rires à se donner une contenance… Puis elles se mirent à parler toutes les deux en même temps, se coupant la parole tant elles étaient pressées de se raconter leur expérience :
--- Ouah, ce truc de malade… Ça m’a fait drôle ! Ouah…
--- Moi aussi ! Moi aussi ! J’ai jamais ressenti ça ! Ça me remontait dans le ventre…
--- Oui ! Et même plus haut ! Jusque dans les seins…
--- Quand ça m’a pris entre les fesses… Ça m’a fait un de ces trucs…
--- Y faut y retourner ! Viens on y va ! Viens !
Mais la prudence et la timidité naturelle des deux jeunes filles les empêchait de se précipiter à nouveau au magasin ; elles cherchaient un prétexte pour y retourner le lendemain, imaginait de demander à essayer une robe… Mais Sandra, la plus réaliste des deux, s’écria :
--- La vieille va nous reconnaître ! Si on y va sans arrêt, elle comprendra bien que c’est pour aller dans la cabine !
--- Oui, mais alors pourquoi ils ont mis ce truc ? C’est le vieux, tu crois ?
--- J’sais pas… Peut-être qu’ils le savent pas… Que c’est le gars qui a installé la cabine, pour déconner…
Elles rentrèrent chez elles en retard, se firent copieusement engueuler par leur mère… Passant une nuit agitée, entrecoupée de réveils brutaux, de rêves érotiques voir carrément pornographiques : Patricia était couchée sur un nuage avec un prince charmant, et le bassin de son partenaire vibrait comme la selle du magasin… Et la très sage Sandra était aux prises avec un centaure comme elle en avait vu sur des bas-reliefs romains ; à quatre pattes sur le sol, et la créature la prenant en levrette (quoiqu’elle ne connaissait pas ce terme)… Les deux adolescentes se donnant du plaisir en solitaire en plein sommeil, se réveillant sans même savoir si cela était réel ou onirique…
Se retrouvant au lycée, elle se racontèrent en rougissant leurs rêves, et bien entendu le sujet de la fameuse boutique revint sur le tapis ! Elles voulaient y aller au plus vite, mais elles durent attendre la fin de leurs cours ; elles y retournèrent, disant à la dame à la caisse qu’elle voulaient essayer encore d’autres modèles de mini-jupe. L’autre ne répondit rien, à part un froncement de sourcils, se contentant de leur montrer le fond du magasin ; où le propriétaire les surveillait tout en garnissant les présentoirs. Elles se précipitèrent dans la cabine, et les deux amies de se bousculer pour passer la première ! Ce fut Sandra qui y parvint, s’assit brutalement et la mise en route des vibrations la releva aussitôt ! Avant qu’elle ne s’y remette en ouvrant une bouche ...
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