La Clio roulait à vive allure sur l’autoroute entre Clermont-Ferrand et Paris avec à son volant Florence, une retraitée de 64 ans : Une robuste dame blonde, maquillée et vêtue avec recherche, qui songeait à la dispute qu’elle venait d’avoir avec son compagnon… Tout avait commencé quand elle lui avait dit qu’elle allait passer quelques jours à Poitiers chez sa fille ; et lui de protester, il allait rester seul, ne la verrait pas alors qu’il avait tant envie d’elle ! Le ton était monté, elle avait fini par dire qu’il ne montrait gère ses désirs, ayant bien des « pannes » depuis quelques temps…
Florence avait perdu son mari bien des années plus tôt ; elle était restée chaste de longues années, puis une fois à la retraite elle avait eu quelques aventures ; plus pour ne pas contrarier ses amies qui le lui conseillaient depuis des mois, d’ailleurs ! Mais elle n’avait guère apprécié, ne parvenant pas à se laisser aller avec ces hommes fraîchement connus… Jusqu’à ce qu’elle rencontre Robert, un sexagénaire bien conservé qui lui avait fait redécouvrir agréablement le sexe, un peu oublié depuis des lustres car son mari ne brillait pas par sa virilité passé la quarantaine !
Elle y avait rapidement pris goût, au point d’accepter des pratiques qu’elle considérait autrefois comme dégradantes : La fellation notamment, qu’elle avait toujours refusé à son époux ! Elle était d’une génération où seules les prostituées faisaient cela… Mais Robert, avec un peu de fermeté et beaucoup de conviction, lui avait fait accepter de prendre son sexe dans sa bouche, de le caresser de sa langue et de ses lèvres… Surprise la première fois de la vigueur de l’éjaculation dans sa gorge ! Toussant et s’étouffant tandis qu’il achevait sa jouissance en se masturbant sur son visage… Et lui expliquant ensuite que le meilleur pour lui était à ce moment, et qu’il fallait absolument continuer ses caresses buccales en avalant le liquide séminal ! Ce qu’elle était parvenue à faire après quelques tentatives ratées, gardant même le pénis désormais pendant dans sa bouche jusqu’à ce qu’il se retire de lui-même…
Petit à petit, elle se surprenait à être en demande, quand il l’embrassait et la caressait, et que son membre viril était un peu trop flaccide ; et malgré tous ses efforts, de ses mains et de sa langue, parfois elle ne parvenait pas le faire se lever ! Et là son humeur changeait du tout au tout : Elle la prude mère de famille qui n’avait jamais donné un coup de canif au contrat de mariage même quand son époux l’avait délaissée, elle se surprenait à faire une scène à ce compagnon soudain pas suffisamment viril ; elle qui avait depuis longtemps perdu l’envie d’un quelconque plaisir sexuel quelques mois plus tôt !
Ce matin là, elle était passée chez son compagnon (ils ha bitaient séparément) pour lui dire qu’elle allait passer quelques temps chez sa fille ; et lui l’avait mal pris, très mal… L’accusant de le tromper, de coucher avec « un jeune » ! Parce qu’« une fois il avait pas pu » ! Piquée au vif, Florence avait répondu que « c’était plus d’une fois », et qu’elle était libre de faire ce qu’elle voulait, et avec qui elle voulait ! Ce qui avait fini d’envenimer les choses, et il l’avait insultée, traité de « traînée », de « grosse blondasse », de « chaudasse »… Et autres qualificatifs du même ordre ! Elle était donc parti en se jurant de ne plus jamais le revoir, et de « bien s’amuser »…
Elle en était là de ses pensées, quand une voiture arriva derrière elle à vive allure ; à son bord, quatre jeunes revenaient de vacances et répétaient en boucle leurs aventures alcoolisées et sexuelles :
--- Hé… Vous vous rappelez la grosse brune, avec sa robe qui baillait ? Ha, ha, ha, ha !
--- Obèse tu veux dire ! J’ai cru que j’arriverais pas à l’enfiler tellement elle avait de bourrelets sur le bide !
--- Ouais ! Moi, j’ai pu y mettre que la pointe de ma bite !
--- Fallait faire comme moi, la ramoner en levrette ! Par derrière ça rentrait à fond…
Le chauffeur, à peine âgé de vingt ans, le coupa en montrant la Clio devant eux :
--- Hé les mecs… Y a de la couguar droit devant… Matez la grosse blonde, à propos de gravosse !
Il déboîta sèchement, rétrogradant en quatrième pour se placer à côté de la petite Renault ; et tous les regards de se porter vers Florence, qui se tourna d’ailleurs vers eux en se demandant pourquoi cette voiture restait à sa hauteur ! Les commentaires fusèrent aussitôt :
--- Putain la milf… Elle doit être bonne !
--- Ouais, sûr ! Putain le look…
--- Ouais, des fringues de marque ! Une richou, je parie !
--- Faut se la faire ! On se la tape tous les quatre à la file ! Je veux juter dans ce gros machin… Elle doit avoir une moule qu’on y rentrerait le bras…
Le passager faisait des signes à Florence qui répondit de même, par politesse ; et ce fut un tollé parmi les jeunes garçons : Ils prenaient ça pour un assentiment… Celui à l’arrière du même côté montrait la droite avec insistance ; et la dame de se tourner pour regarder la bande d’arrêt d’urgence, cherchant ce qu’il pouvait y avoir… Comme elle ne distinguait rien, elle se retourna vers les jeunes et fit un signe de tête interrogatif ; ce qui acheva de les convaincre qu’elle était « open de chez open » :
--- Ouah la grosse, elle en veut, j’ suis sûr !
--- Ouais ! Z’avez vu comment elle nous branche !
--- Putain on va se vider les couilles à bloc ! A bloc, à se les sécher à mort !
Le chauffeur braqua légèrement vers la droite, et par réflexe Florence fit de même ; les garçons exultaient :
--- Elle a pigé la gravosse ! Ouais ! La prochaine sortie c’est où ?
--- Ouais ! Mate ton tél ! J’ tiens plus !
--- J’ai la bite qui remonte dans mon tee-shirt !
La Clio roulait maintenant sur la bande d’arrêt d’urgence, l’autre voiture toujours collée à ses côtés ; et des doigts impérieux montraient la droite à la grosse dame, qui comprenait enfin qu’on lui demandait de s’arrêter ! Croyant à un problème sur son véhicule, elle allait le faire là quand les garçons lui firent des signes, indiquant droit devant… Et l’un d’eux de s’écrier en regardant son smartphone :
--- Y a une sortie dans cinq bornes ! Une aire de repos… Ouais… Faut la garder au chaud jusque là !
Un enthousiasme délirant les agitait tous, devant une Florence qui souriait à côté d’eux… Les derniers kilomètres se passèrent ainsi, eux fous de joie et elle se demandant toujours ce qu’ils lui voulaient : Sans doute bien naïve, mais elle avait grandi dans les années 70 où les techniques de « drague » n’étaient pas la mêmes ! Au travers des vitres de leur voiture, ils lui promettaient quantité de choses toutes plus extraordinaires les unes que les autres :
--- On va t’éventrer à coup de bite !
--- Te défoncer à mort !
--- Te péter la chatte et le cul…
Bien entendu, elle ne comprenait pas leurs paroles et continuait à sourire un peu bêtement… Au loin, la bretelle de l’aire de repos partait vers la droite, et la voiture des garçons se colla de nouveau à la Clio ; machinalement, Florence braqua sur la bretelle et se retrouva vers le bâtiment des sanitaires, l’autre véhicule s’arrêtant à côté d’elle ! Elle baissa sa vitre et demanda en ouvrant de grands yeux :
--- Mais qu’est ce que vous voulez, vous me faites des signes depuis des kilomètres…
Un éclat de rire général lui répondit, et elle les regarda tous les uns après les autres… Curieusement, à présent ils ne disaient plus rien, un peu intimidés d’être devant cette dame qui aurait pu être leur mère ou leur tante ! Jusqu’à ce que le plus dégourdi murmure d’une voix hésitante :
--- On va te baiser, tu sais… Tous les quatre…
Stupéfaite, Florence restait sans répondre, tant cela lui paraissait incongru ! Elle souriait toujours aussi naïvement, ce qui pour eux voulait dire oui… Le plus décidé lui prit le bras en disant :
--- On va pas faire ça là dehors… Viens dans les chiottes !
La grosse dame sursauta en entendant ce mot, et elle balbutia :
--- Mais… Vous êtes fous ! Vous… Vous pourriez être mes enfants ! Et puis, les chiottes comme vous dites…
De la porte, elle sentait l’odeur désagréable de toilettes mal nettoyées… Le dominant des garçons sentit son aversion pour le lieu et dit en montrant les bosquets tout au fond de l’aire de repos :
--- On va par là… Les touristes restent vers les voitures, là-bas y a personne…
Florence se sentait bizarre, entourée de ces jeunes garçons qui commençaient à la serrer de près, certaines mains la frôlant… Soudain, la dispute avec son compagnon lui revenait, la fin surtout quand il l’avait traitée de « chaudasse » ; une soudaine envie de le tromper naissait en elle, avec ces fameux « jeunes » dont lui l’accusait d’aller ! Elle se mordait les lèvres, les regardait tous l’un après l’autre… Et eux de se resserrer autour d’elle, de frotter leur bassin à ses fesses, ses hanches ! Cette présence la mit dans un état d’excitation qu’elle n’avait certainement jamais connu… Elle se laissa entraîner vers une haie, tandis que huit mains baladeuses la palpaient à présent comme un maquignon une vache…
A l’abri des regards, le plus décidé des garçons haleta en tiraillant la jupe de Florence en tous sens ; jusqu’à ce qu’elle l’enlève elle-même en disant :
--- Doucement ! Vos allez tout déchirer !
Elle se retrouvait en petite culotte, avec en haut un chemisier que les doigts malhabiles voulaient ouvrir… Là encore elle dût intervenir pour leur éviter d’arracher les boutons ! Mais ce fut un main un peu tremblante qui dégrafa le soutien-gorge et ses deux seins lourd tombèrent tandis que les garçons haletaient de désir :
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