La chasse à courre allait commencer et déjà Aliénor ne tenait plus en place : Elle sentait dans son bas-ventre les griffures du désir, malgré le plaisir solitaire qu’elle s’était donné dans son bain à son lever : Allongée dans l’eau tiède au fond de sa baignoire, jambes écartées, elle enfonçait les quatre doigts réunis de sa main gauche dans son vagin tout en titillant son clitoris de la droite… Les ondes de la jouissance agitaient son corps, faisaient déborder la mousse qui surnageait, et ses gémissements s’entendaient depuis sa chambre à côté ! Où une femme de ménage refaisait le lit en grommelant :
--- La voilà encore en train de se toucher ! Comme ça démange entre les cuisses ! Tout de même… Tout de même… Je croyais avoir tout vu ici ! Ah, si madame la marquise voit tout ça de là-haut…
L’étalon que montait Aliénor piaffait sous la main du palefrenier ; saisie d’une pulsion, elle sauta en croupe, sentant aussitôt entre ses jambes la délicieuse sensation d’un corps qui bougeait ; elle préférait et de loin monter à cru, pour augmenter encore le contact du dos du cheval sur son sexe, mais en extérieur c’était bien trop dangereux !
Le palefrenier lâcha les rênes en lui disant de « faire attention avec Athos ! » Sans en tenir compte, la jeune femme fit faire volte-face à sa monture sur place et partit dans la cour pour trotter en cercle ; remarquée tout de suite par nombre d’hommes qui attendaient aussi le départ de la chasse… Les commentaires fusaient, à voix basse :
--- La marquise a ses chaleurs ! Ça se voit…
--- Oui ! Il lui faudra un bon étalon, et même plusieurs !
Le marquis parut enfin, et monta en selle avec un escabeau qu’on lui amena discrètement ; sur une jument déjà âgée et très calme, qui ne risquait d’aller trop vite ou de l’éjecter de la selle ! Il se redressa et lança le signal du départ, tandis que les cors de chasse résonnaient ; aussitôt, le groupe de cavalières et de cavaliers sortit de la cour, derrière la monture du marquis qui avançait lentement. Puis, au bout de quelques mètres, ce dernier fit un signe et les chevaux passèrent à côté de lui pour prendre le trot : Lui ne pouvait suivre la chasse que de loin, même si en temps que propriétaire du domaine il aurait dû la conduire ; mais en raison de son grand âge et de ses problèmes de santé, il déléguait son rôle à un de ses amis. Ce qui faisait dire à quelques mauvaise langue que « c’était comme pour le reste, à la chasse comme avec sa femme ! »
Aliénor passa rapidement à côté de son époux, sans même un regard ; elle se mêla aux cavaliers tout en les jaugeant de la tête aux pieds, quoiqu’elle ait déjà un homme en vue… Mais elle voyait quelques partenaires possibles, et elle leur adressa un petit signe de tête au passage, les doublant de toute la puissance de sa monture ! Ce qui fit dire à un des chasseurs :
--- La marquise est pressée ! Elle va où, au sanglier, ou au mâle ?
Et un autre de murmurer, autant pour lui-même que pour son interlocuteur :
--- Le mâle, ça c’est sûr ! Et peut-être même les mâles ! Au pluriel !
Aliénor disparaissait au loin, sûre de son cheval plus que de ses capacités de cavalière ! Mais elle avait son rendez-vous et elle se dépêchait d’y aller… Jetant un rapide coup d’œil en arrière et sur les côtés, elle vit que personne ne pouvait la voir ; elle bifurqua soudainement derrière un gros rocher qui bordait la piste à droite. Et lança l’étalon encore plus vite le long d’une sente à peine perceptible : Le contact de la selle entre ses cuisses, frottant au niveau de sa vulve, la mettait dans un état second… Elle stoppa brutalement au niveau d’un gros buisson, tirant désespérément sur les rênes ; sa monture poussa un hennissement rauque, n’appréciant guère la violence du mors dans sa bouche ! Et glissa des postérieurs sur la mousse, tandis qu’un homme sortait de derrière la végétation et la saisissait au vol. La jeune femme sauta en voltige, se collant à lui en suppliant :
--- Enfin… Je tiens plus… Prends moi ! Prends moi je te dis !
L’homme riait et attachait l’étalon à un arbre, en disant :
--- Attends que je le bloque là… Sinon le temps qu’on fasse notre affaire il aura foutu le camp ! Attends…
Aliénor lui sautait au cou, l’embrassait à pleine bouche tout en saisissant sa verge au travers de son pantalon d’équitation ! Elle haleta :
--- Tu bandes, espèce de cochon ! Tu bandes… J’adore ceux qui bandent… Et j’adore les cochons !
Elle ouvrait sa braguette, garnie par ses soins d’une fermeture-éclair qui allait de la ceinture jusqu’à ses fesses ; dévoilant ainsi sa vulve tandis qu’elle écartait le tissu en bredouillant :
--- Vite ! Vite, viens ! J’ai envie… J’ai trop envie…
Lui sortait son pénis raidi, la pénétrait aussitôt d’un coup de rein en la collant contre un arbre ; elle gémit sourdement, tandis que le membre viril s’enfonçait en elle puis allait et venait en cadence ! Il grogna :
--- Ça te plaît ? Ça te plaît, hein… Tu l’aimes, ma bite ? Dis-le que tu l’aimes !
La jeune femme bafouillait, la bave aux lèvres et son crâne tapant contre le tronc sans même qu’elle s’en aperçoive :
--- Oui ! Oui ! Je la sens bien ! Oui ! Elle est grosse… Raide… Oui ! Oui !
Elle jouissait follement, rapidement tant son désir était fort ! Et lui d’éjaculer aussitôt, en grondant, râlant… Pour finir par s’immobiliser enfin contre sa partenaire, elle même glissant le long de l’arbre pour finir par terre ! Ses jambes écartées au grand écart, son visage réjoui… Son entrejambe tâchée de cyprine et de sperme… Elle se remit debout en titubant, l’homme l’aidant à se remettre en selle en demandant :
--- Ça va ? T’est sûre que tu vas tenir là-dessus ? Un étalon, c’est risqué…
Et Aliénor de rétorquer, avec un large sourire, avant de faire une volte-face sur place :
--- J’adore les étalons ! Pour moi il faut pas un animal castré ! Ha, ha, ha !
Elle partait au galop, tressautant sur la selle avant de se mettre debout en équilibre ; rapidement reprise par le désir, ce premier rapport n’étant qu’une « mise en bouche », selon sa propre expression ! L’homme la suivait des yeux, se remémorant son passé avant de devenir la grande dame qu’elle était maintenant…
Le marquis était veuf depuis quelques années, et il avait été pris par le « démon de midi », comme l’on disait ! Passé la cinquantaine, il se prenait à mettre des tapes sur les fesses de ses « bonnes » les plus jeunes… Sans oser aller plus loin même s’il avait soudain envie de sexe ! Il y avait si longtemps que madame la marquise ne se prêtait plus au déduit : Trop religieuse pour avoir des relations sexuelles pour le plaisir ! Tant que son corps était fertile, elle s’y prêtait uniquement pour avoir une descendance…
Il avait alors poussé jusqu’aux maisons closes de la préfecture, stupéfait de monter avec des jeunes filles qui semblaient connaître tant de choses… Mais il avait du mal, à mesure qu’il prenait de l’âge, d’avoir des érections suffisamment rigides pour pénétrer ces demoiselles ; aussi appréciait-il particulièrement les fellations, et surtout celles d’une certaine Clara, une jeunette qui disait avoir vingt et un an parce que c’était l’âge de la majorité à l’époque ! Elle parvenait à le faire éjaculer plusieurs fois de suite, s’acharnant de sa bouche sur son pénis en le sodomisant de son majeur… Ce dernier replié pour titiller la prostate…
Devenu fou de plaisir avec cette partenaire, et incapable de la partager avec d’autres clients, il l’avait rachetée à la maquerelle pour l’établir dans un appartement ; et elle avait bien manœuvré pour se faire finalement épouser, ce qui avait choqué la bonne société de la région ! Devenue Aliénor parce que cela sonnait mieux que Clara… Et marquise par la même occasion !
Mais cette gourgandine était finaude… Et très portée sur le sexe ! Ce que ne pouvait guère lui donner son vieux mari… Aussi multipliait-elle les étreintes furtives avec des jeunes et vigoureux aristocrates de leur entourage, entre deux portes, comme l’on disait ! Ayant des aventures avec quantité d’hommes lors de soirées mondaines, au détour de couloirs déserts, voir dans des escaliers dérobés… Sa robe relevée pour un rapport en levrette, rapide et brutal…
La nouvelle marquise passait donc ouvertement pour une « belle salope » aux yeux de l’entourage de son mari, mais nul n’avait la courage d’avertir ce dernier de son infortune ! Lui ne voyait qu’au travers des yeux de son épouse, qui lui arrachait ses derniers éclats de plaisir sexuel en lui pratiquant ses fameuses fellations agrémentées de caresse prostatiques… Allant ensuite cracher avec dégoût le sperme dans les toilettes, écoutant son époux ronfler déjà, épuisé par ces éjaculations forcées !
Déjà, Aliénor avait rejoint deux cavaliers qui avaient eux aussi quitté la poursuite du sanglier levé par la meute ; ralentissant leur monture en entendant la très digne marquise qui sifflait entre ses doigts comme du temps où elle attirait ainsi le client sur les trottoirs de sa ville ! Et elle avait surgi entre les deux mâles, son étalon bousculant les juments en hennissant… Rapidement, le trio s’était écarté de la piste, se dissimulant dans les fourrés ; l’un des hommes tenant les montures pendant que son collègues prenait en position du missionnaire la marquise au milieu des broussailles… Pendue aux rênes des juments pour les empêcher de s’approcher du cheval attaché à un arbre un peu plus loin, il regardait avec envie le couple qui s’agitait bruyamment, Aliénor écartant ses jambes repliées derrière le dos de son partenaire, en suppliant de sa voix rendue rauque par l’excitation :
--- Vas-y ! Vas-y plus fort ...
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