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Plongées sur Hyères 14

Publié par : pierre49590 le 08/01/2026
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Le bateau tanguait doucement au quai, balancé par une houle de sud encore calme. L’air était tiède, déjà saturé de sel et d’algues sèches. Je marchai sur le pont en vieux chêne, saluant rapidement les plongeurs habituels qui terminaient de préparer leurs blocs. À l’arrière, Leilo vérifiait les détendeurs alignés sur la banquette, concentré, le front déjà humide de sueur. Il me lança un bref regard et un sourire timide avant de replonger sur sa tâche.
C’est alors que je le vis. Un jeune que je n’avais encore jamais aperçu ici. Il se tenait près du compresseur, les bras croisés, son sac de filet posé à ses pieds. Je l’estimais à dix-sept ans, pas plus. Taille moyenne, corps encore jeune mais déjà formé, avec cette musculature sèche et tendue qu’ont parfois ceux que la croissance a fini d’étirer sans les alourdir. Il portait un bermuda noir ample, un lycra gris foncé à manches courtes et des sandales en caoutchouc bleu marine. Ses cheveux très frisés, d’un noir profond, encore humides, collaient à son front et à ses tempes. Sa peau mate, aux reflets dorés, accrochait la lumière rasante du matin comme une surface vivante. Son visage, très typé, alliait des traits encore lisses à une ossature déjà virile : pommettes hautes, menton net, bouche pleine et sérieuse, grands yeux noir jais bordés de cils épais. Il dégageait quelque chose de plus adulte que son âge ne l’autorisait tout à fait — une densité, une assurance silencieuse. Peut-être était-ce ses origines maghrébines qui accentuaient cette impression, cette manière qu’il avait d’habiter son corps sans gaucherie, avec une présence déjà masculine. Il semblait un peu perdu, mais il se tenait droit, calme, digne. Et je restai là, suspendu à lui, sans trop savoir pourquoi, comme si quelque chose, en un instant, venait de s’ouvrir.
Je m’approchai, intrigué. À ce moment-là, le patron du bateau, Jean, sortit de la timonerie. Un grand type sec, la cinquantaine, barbe poivre et sel et voix grave usée par le sel et le tabac.
- Tiens, appela-t-il en me voyant, viens par ici.
Je le rejoignis. Jean posa une main sur l’épaule du jeune.
- Je te présente Yanis. Nouveau stagiaire. Il vient de démarrer son N2, mais il plonge déjà depuis deux ans au Maroc. Bon niveau. Tu vas le prendre avec toi aujourd’hui, d’accord ? Histoire qu’il voie comment ça se passe ici.
Je hochai la tête, professionnel. Yanis leva les yeux vers moi. Son regard accrocha le mien une fraction de seconde avant de fuir vers le pont. Je lui tendis la main.
- Salut, je m’appelle Pierre… commençai-je.
- Je sais… me coupa-t-il doucement, presque dans un souffle. Il me regarda à nouveau, un éclair de timidité passant dans ses pupilles. Vous êtes le moniteur… chef de palanquée…
Je souris malgré moi, sa voix grave contrastait avec sa silhouette encore un peu adolescente.
- Oui. Bienvenue à bord, Yanis. Aujourd’hui, tu restes près de moi. Tu observes, tu aides, et tu plonges avec nous, ok ?
Il acquiesça d’un signe de tête, sans rien ajouter. Son sourire, timide mais franc, éclaira un instant son visage avant de disparaître. Je sentis alors quelque chose bouger en moi, un mélange de chaleur et de trouble. Je n’étais pas insensible à son charme. Son corps, sous le lycra, semblait encore fin mais déjà dense, ses avant-bras étaient nerveux, veinés, ses mains larges. Pourtant, en moi, c’était toujours Leilo qui occupait la plus grande place, sa silhouette, son odeur, la mémoire encore vive de nos corps mêlés.
Je tournai la tête vers lui. Leilo nous regardait du coin de l’œil tout en rangeant les sangles. Son expression restait neutre, concentrée, mais je perçus un léger durcissement de sa mâchoire avant qu’il ne baisse à nouveau les yeux sur ses blocs.
- Allez, fis-je d’une voix calme, suis-moi Yanis. On va préparer ton bloc et vérifier ton lestage avant le briefing.
Je posai ma main sur son épaule pour le guider. Il tressaillit imperceptiblement sous mon contact, mais ne dit rien. Sa peau, sous la toile humide de son lycra, était chaude, presque brûlante sous ce premier soleil.
Derrière moi, je sentais toujours le regard de Leilo me suivre tandis que je marchais vers la banquette arrière, Yanis sur mes talons.
La plongée se passa sans aucun accroc. Dès la descente, je vis que Yanis était à l’aise, presque étonnamment pour son âge. Il gardait un palmage souple et lent, bien horizontal, ses gestes étaient économes et précis, comme s’il avait grandi dans l’eau. Quand je lui fis signe de vérifier son mano, il répondit d’un OK assuré, ses yeux noirs me fixant à travers son masque avec un calme impressionnant. À 20 mètres, il stabilisa son gilet sans effort et se plaça légèrement en retrait pour observer Leilo et moi qui guidions le reste de la palanquée le long du tombant. Je remarquai même qu’il vérifiait régulièrement son environnement, balayant de gauche à droite, comme je l’enseignais toujours : un vrai plongeur, déjà, malgré son jeune âge.
À la remontée, je le surveillai encore discrètement. Il gérait sa vitesse avec une maîtrise rare, ses mains posées sur son gilet, sa respiration profonde et régulière. À l’arrivée en surface, son regard croisa celui de Leilo, et un petit sourire passa sur ses lèvres, presque enfantin sous l’embout du détendeur.
Une fois à bord, alors que nous nous débarrassions de nos blocs et de nos ceintures, je vis Leilo l’observer longuement. Il hocha la tête avec un petit sourire d’approbation avant de lui dire d’une voix grave :
- Pas mal, le nouveau. T’es à l’aise… ça se voit que t’as de l’eau dans les veines.
Yanis baissa un peu les yeux, un sourire timide aux lèvres.
- J’ai plongé beaucoup au Maroc… avec mon oncle. Il est moniteur… il m’a appris petit… souffla-t-il.
Je le regardai alors qu’il retirait son lycra trempé, révélant un torse fin, encore presque adolescent, mais déjà modelé par l’effort et l’endurance. Sa peau brun clair brillait d’eau salée sous le soleil. Ses tétons, petits et sombres, se durcirent sous la brise. Il posa le lycra sur le bastingage pour le faire sécher, et ses gestes dévoilèrent davantage encore : la ligne fine de ses abdos, la courbe discrète de ses flancs, la souplesse de ses omoplates. Je découvrais là un haut de corps remarquablement constitué — de très belles attaches, une musculature nette, sèche, presque élégante, et déjà virile dans sa précision. Un équilibre rare pour un garçon de cet âge. Son bermuda, trempé, lui collait aux cuisses. Le tissu lourd dessinait sans le vouloir la forme tendue de ses quadriceps, la naissance de ses fessiers, mais s’élargissait aussitôt, trop long, trop lâche, et retombait en plis informes. Je restai un instant à fixer ce vêtement qui semblait défendre jalousement ce qu’il dissimulait. Et je me pris à rêver que le bas fût à la hauteur du haut — que ce qu’il cachait, là sous l’étoffe gorgée d’eau, fût aussi beau, aussi juste, que le reste du corps de ce jeune Marocain.
Leilo lui tendit une bouteille d’eau, posant la sienne à côté. Yanis la saisit avec reconnaissance.
- Merci…
Leilo sourit, un sourire franc cette fois, et me lança un bref regard, comme pour dire : Il est bien, ce petit.
Puis, se tournant vers Yanis :
- La prochaine fois, on se débrouillera pour te trouver une combi. T’auras moins froid, peut-être.
Je bus une gorgée de ma propre bouteille avant de demander, d’une voix calme :
- Alors, ça t’a plu cette plongée avec nous ?
Yanis hocha la tête, ses cheveux frisés encore humides bougeant légèrement.
- Oui… beaucoup… c’est… c’est différent d’Agadir. Ici, l’eau est plus froide… mais plus claire aussi… Et puis… j’aime bien… plonger avec vous.
Il avait dit cela simplement, sans aucune intention, ...

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Mots-clés : Histoire 100% vécue, Gay, Bisexuel, Ados, Jeunes