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Plongées sur Hyères 27

Publié par : pierre49590 le 01/07/2026
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Après la plongée, alors que nous rangions le matériel sur le ponton, Yanis s’approcha de nous. Il tenait son sac sur l’épaule, son corps encore humide de la douche prise après la plongée, et son maillot vert fuchsia moulait toujours sa taille comme une seconde peau. Mais cette fois, il marchait la tête haute, presque avec insolence.
Il resta un instant silencieux devant nous, balançant légèrement son sac contre sa hanche. Puis il souffla, d’une voix un peu basse, comme s’il s’excusait :
- J’pourrai pas être là ce soir… Y’a… y’a ma famille qui est arrivée. Des cousins… des oncles… Ils dorment tous à la maison… c’est un peu… la galère.
Leilo le regarda, fronçant légèrement les sourcils, puis esquissa un sourire doux.
- T’sais… si ça t’a pas plu… tu peux le dire. On te force à rien.
Je hochai la tête à mon tour, le regardant avec une sincérité tranquille.
- Oui… vraiment… si ça te gêne… y’a aucun problème.
Il secoua aussitôt la tête, un sourire soudain étirant ses lèvres pleines. Ses yeux sombres pétillèrent un instant, et il laissa échapper un petit rire.
- Non… non, c’est pas ça… putain, j’ai… j’ai vachement aimé… C’est juste… c’est vrai, quoi, y’a ma famille. Je peux pas partir comme ça… Et puis… ils poseraient des questions… tu vois ?
Son regard passa de Leilo à moi, et je vis dans ses pupilles sombres briller une lueur à la fois rieuse et pleine d’une fierté nouvelle, comme s’il assumait pour la première fois qu’il nous désirait aussi fort que nous le désirions.
- Bon… on se revoit demain matin alors, ajouta-t-il d’une voix plus assurée. Sur le bateau.
- Bien sûr, dis-je en souriant, ma main venant se poser un instant sur son épaule nue. Passe une bonne soirée avec ta famille.
- Ouais… merci…
Et il tourna les talons, s’éloignant d’un pas léger vers le fond du ponton, son sac ballottant contre ses reins. Leilo me jeta un clin d’œil en coin, un sourire tranquille au coin des lèvres, et je sus que nous nous comprenions : quelque chose était en train de grandir en lui. Et c’était beau.
Le lendemain matin, nous le retrouvâmes sur le bateau de plongée. Il était déjà là, adossé contre la rambarde, en train de plaisanter avec un autre stagiaire. Et je remarquai aussitôt son maillot vert fuschia, moulant son bassin, son sexe y formant toujours un relief impressionnant. Mais cette fois, il ne cherchait plus à se couvrir.
Il riait franchement, le torse légèrement bombé, ses épaules carrées sous le soleil. De temps en temps, il baissait les yeux vers son maillot, l’ajustait d’un geste presque théâtral, avant de relever la tête, un sourire fier et léger sur le visage.

Mais la veille, alors que la chambre baignait dans une clarté douce, tamisée par les volets mi-clos, Yanis n’étant pas, nous avions fait l’amour longtemps, comme nous en avions l’habitude avant qu’il arrive dans nos vies. Mais cette nuit-là, Leilo avait voulu plus que de la tendresse. Il m’avait demandé de le prendre avec force, presque avec violence. Il me l’avait soufflé à l’oreille d’une voix tremblante mais ferme, ses mains cramponnées au drap. Alors je l’avais pris comme il me le réclamait, en lui parlant bas, des mots crus et durs, des mots que je n’aimais pas prononcer mais qu’il attendait, comme une nourriture sombre. Il avait gémi sous moi, sa voix brisée se perdant contre le matelas. À un moment, il avait même pris ma main pour la poser sur sa fesse et m’avait supplié, d’une voix rauque, de le frapper. Pas doucement, non. Fort. Fort au point que mes doigts s’étaient imprimés sur sa peau en zébrures rouges. J’avais senti mes propres larmes monter à mes paupières, larmes de colère contre moi, de honte peut-être, de cette violence que je n’appréciais pas mais que je lui offrais parce que je l’aimais plus encore que moi-même.
Quand ce fut fini, il resta allongé sur le ventre, le souffle court, le visage tourné sur le côté. Je m’étais étendu près de lui, mes hanches et mes reins encore tremblants, mon sexe douloureusement assoupi après l’orgasme, la gorge serrée d’une émotion confuse. Je passai ma main sur son dos marqué, je suivis du bout des doigts la trace de mes coups. Il eut un frisson sous ma caresse, et ses paupières se soulevèrent à peine, laissant apparaître un regard noyé d’épuisement et de paix mêlés.
Je restai silencieux un moment, à l’observer. Puis, d’une voix encore voilée, rauque et lente, je lui demandai :
- Dis-moi… pourquoi… pourquoi tu aimes ça… te faire avilir comme ça, te faire insulter, frapper, humilier… pourquoi, mon amour ? Moi… quand je me fais prendre, j’ai pas besoin de ça… j’aime juste… la sensation d’être rempli… mais toi… pourquoi il te faut cette douleur, cette violence… ?
Il cligna des paupières, son regard se perdit au-dessus de moi, fixé sur un point invisible au plafond. Ses lèvres s’ouvrirent légèrement, mais aucun son n’en sortit d’abord. Je le sentis chercher ses mots, au plus profond, comme on plonge pour trouver un coquillage rare et précieux dans le sable noir. Puis, d’une voix grave, lente, presque tremblante, il parla :
- Je sais pas… c’est… c’est pas juste… l’humiliation… C’est plus grand que ça… Tu vois… toi, t’aimes te faire prendre… parce que tu te sens rempli… et ça te suffit… parce que… parce que t’es un homme… tu restes un homme… même quand tu te fais prendre… Mais moi… moi je suis un homme… et je me fais prendre… comme une femme… mais je suis pas une femme… j’aurai jamais ce corps-là… cette douceur-là… Alors… alors peut-être que j’ai besoin… qu’on me rappelle… que je suis rien… rien qu’un corps… un trou… un truc qu’on utilise… un truc qu’on insulte… un truc qu’on frappe… Comme ça… je peux… je peux disparaître… disparaître complètement… plus penser à rien… plus être moi… juste être… à toi. Totalement.
Il inspira profondément, son dos marqué se soulevant sous ma paume. Ses yeux brillaient dans la pénombre, ses cils noirs tremblaient légèrement. Il poursuivit, sa voix encore plus basse :
- Et puis… tu sais… comme je suis pas une vraie femme… peut-être que… pour me sentir à ma place… pour me sentir… soumise… pour sentir que j’appartiens à quelqu’un… il faut que ce soit plus fort… plus violent… plus sale… Parce que sinon… sinon je me sens… illégitime… pas assez… pas assez… Et là… là je me sens… vraiment… ce que je suis pour toi… un corps… un corps à toi… un corps que tu possèdes… un corps que tu peux casser… ou protéger… comme tu veux.
Ses mots flottaient dans l’air tiède, lourds d’une vérité nue et poignante. Il tourna enfin le visage vers moi. Ses yeux me fixèrent, grands ouverts, brillants d’une lueur presque fiévreuse. Et dans ce regard, je vis tout son amour, toute sa peur, tout son vertige. Un sourire trembla sur ses lèvres, un sourire à la fois triste et apaisé, avant qu’il ne murmure :
- Toi… toi tu aimes être rempli… Moi… j’aime être vidé… vidé de moi-même… pour n’être plus que toi…
Je baissai la tête, posai mon front sur le sien, et je restai ainsi, immobile, le souffle mêlé au sien, écoutant battre son cœur sous ma main posée sur sa nuque. Dans ce silence brûlant, je sentis monter en moi un amour si dense qu’il me fit presque mal, un amour brut, sans nom, où la douleur et la beauté se confondaient en un même fleuve secret.

Nous restâmes un moment muets, puis il reprit sur un tout autre sujet. Puis, calant bien sa tête au creux de mon épaule, il lâcha, d’une voix grave et lente, presque amusée :
- Dis… tu sais… la vieille plongeuse… Yolande…
Je fronçai légèrement les sourcils dans la pénombre, tentant de retrouver son visage dans ma mémoire. Et elle surgit aussitôt : cheveux blonds courts, un peu filasse, rides profondes autour des yeux, bronzée à outrance, mais avec ce corps encore puissant, des épaules larges, des hanches pleines, des seins hauts et r ...

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Mots-clés : Histoire 100% vécue, Gay, Bisexuel, Jeunes, Européen(s), Maghrebin(s)