Le réveil est lourd ce matin. La nuit a été courte, rythmée par l'ambiance électrique et la délivrance de ce match France-Maroc plié à 2-0. Le coup de sifflet final est tombé tard, mais la chaleur, elle, n'est jamais vraiment tombée. Elle a flotté dans la chambre toute la nuit, rendant le sommeil léger, presque fiévreux.
Je m'extrais des draps un peu fatigué, les muscles engourdis, mais avec une étrange excitation qui s'attarde encore dans mes veines. Ma peau cuivrée colle un peu. Je traverse l'appartement en traînant des pieds pour aller allumer l'ordinateur. Aujourd'hui, c'est le télétravail. L'écran s'allume, la boîte mail se remplit doucement, mais mon esprit, lui, refuse de s'y mettre. La moiteur ambiante, le souvenir de l'excitation de la veille... tout se mélange et fait remonter une envie soudaine, brûlante, impossible à ignorer. Le besoin de contact est plus fort que les obligations professionnelles.
Mes doigts quittent le clavier de l'ordi pour attraper mon téléphone et ouvrir l'application. Il est 10 heures environ, le soleil commence déjà à taper fort derrière les vitres.
C'est là que je tombe sur son profil. Aucun prénom n'est indiqué, le mystère est total. Mais la seule et unique photo me bloque instantanément sur place. C'est un cliché de son corps, moulé dans une tenue en lycra de cycliste. J'adore mater les mecs dans cette tenue ; le textile ultra-moulant ne cache rien des formes, épousant chaque muscle, galbant les cuisses et soulignant l'anatomie avec une impudeur fascinante. Sous le lycra, on devine tout de suite sa carrure de grand mec costaud, frais et généreux, et ses fesses incroyablement bien dessinées par le short moulant.
Le fétichisme de la tenue allié à ce gabarit imposant me fait immédiatement craquer. J'envoie un message. Au fil de la discussion, le feeling est immédiat. Il finit par me confier son prénom : Pablo. Il me raconte ce qu'il aime : la tendresse des longs câlins, l'intensité d'un vrai bon baiser, la complicité brute. Mais il est marié. La règle est claire : discrétion absolue, le rendez-vous se fera chez lui dès maintenant. Je ferme l'ordinateur, mon choix est fait.
Quand j'arrive devant sa maison, le quartier est calme, idéal pour ce rendez-vous clandestin. Dès que la porte s'ouvre, le choc visuel me coupe presque le souffle. Pablo est bien plus grand que moi, massif, et ses yeux bleus ancrés dans les miens me font instantanément capituler. Face à sa carrure de colosse, je me sens plus petit, mais ma détermination allume une étincelle brûlante entre nous.
Il referme la porte et m'invite à le suivre. Sa maison est chaleureuse, mais c'est vers l'étage que nos pas nous mènent naturellement. Nous empruntons l'escalier pour monter sur sa mezzanine. Là-haut, suspendu au-dessus du reste du monde, se trouve un grand lit baigné d'une lumière tamisée. Pablo a tout préparé avec une attention qui me fait frémir : posés en évidence sur la table de nuit, l'huile de massage, les gels et les préservatifs annoncent la couleur. C'est un sanctuaire dédié au plaisir, un espace secret où le temps s'arrête.
Pablo s'approche, réduisant l'espace, son ombre l'enveloppant complètement. Sans un mot, ses grandes mains chaudes viennent encadrer mon visage. Ses pouces caressent mes joues, et le contraste entre la douceur de ma peau cuivrée et la force de ses mains me fait vibrer. Ses yeux bleus s'assombrissent de désir.
Il se penche, sa bouche trouvant d'abord le creux de mon cou, puis ses lèvres descendent lentement le long de mes épaules. Ses baisers sont appuyés, profonds, presque affamés. Je glisse mes mains sous son t-shirt pour effleurer son dos large, descendant vers sa taille pour aller chercher ses fesses, repensant au galbe qu'elles avaient sur sa photo de cycliste. En vrai, elles sont encore plus folles : pleines, fermes et incroyablement agréables à toucher, m'invitant à le presser contre moi.
La tension monte d'un cran, l'air devient presque trop épais pour respirer. Nos respirations se confondent, lourdes et rythmées par le même besoin.
Pablo passe une main lourde et chaude dans mes cheveux pour incliner ma tête en arrière, tandis que son autre main s'égare plus bas, savourant la courbe de mon petit ventre avant de presser fermement mes hanches contre les siennes. Le contraste est total : sa masse imposante, sa force de grand mec costaud contre ma silhouette plus mince, plus souple. Tout mon corps vibre sous ses caresses. Sa peau contre ma peau cuivrée crée une friction brûlante, exacerbée par la moiteur accumulée depuis la veille. Chaque effleurement sur mes tétons, chaque pression de ses mains larges sur ma taille me font monter en flèche.
Dans un élan de complicité brute, nos corps basculent et se cherchent dans une position plus ...
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