J'ai toujours séparé mon travail de ma vie privée. Être homosexuel et militaire n'est pas très compatible aux yeux des hétérosexuels. Va dire ça à Alexandre le Grand, connard !
J'étais militaire, hétérosexuel, quand je portais l'uniforme ; et qui je voulais, lorsque j'étais en civil. Personne ne pouvait deviner que j'étais homo à la caserne et personne ne se posait de question à mon sujet. J'étais sous-officier, viril, masculin. J'avais gommé tous mes aspects féminins comme certaines intonations de voix. Je faisais partie des meilleurs coureurs du régiment, je ne croisais jamais les jambes. Comme les hétéros, je m'asseyais jambes écartées. J'étais apprécié de tous mes collègues. Je tenais très bien l'alcool. En ex-Yougoslavie, avec un ami sous-officier, nous avons couché toute une section de légionnaires jusqu'à 6 h du mat, pour le réveillon du jour de l'An, et à 8 h nous étions au rassemblement pour le lever des couleurs. Toute la section de légionnaires nous a salués devant toute l'assemblée, nous leur avons rendu leur salut et rompu les rangs, morts de rire, sous les questions de nos collègues. Bref, je faisais bien l'hétéro. Ma seule erreur était ce qui se trouvait dans ma chambre, caché dans un tiroir sous mes caleçons. Un magazine gay de photos de cul. Je n'avais aucune raison de penser que ce livre allait déclencher mon coming-out au sein de l'armée… et mon viol.
Comme régulièrement, il y avait une campagne de tir au sein du régiment. Tout le monde devait y passer pour mettre à jour son carnet de tir. Lors de cette campagne, des munitions ont disparu. Il faut savoir que chaque munition est comptée avant de sortir de l'armurerie, comptée avant le tir et les douilles ramassées et comptées après les tirs. Voler des munitions est donc stupide. Là, certainement, ils ont échangé des munitions avec des douilles usagées récupérées ailleurs, sur un camp de manœuvre, par exemple. Mais ça n'a pas suffi, une enquête interne a été ouverte en toute discrétion. Et apparemment des soupçons étaient portés sur deux connards de sous-officiers qui avaient l'habitude de jouer au plus malin. Résultat : inspection surprise des logements des sous-officiers célibataires au quartier Pérignon. Il y avait tout le Commandement de l’état-major, le président des sous-officiers et le chef du Service général. J'ai découvert qu'il y a eu cette inspection en rentrant dans ma chambre, le soir. Seul mon tiroir était ouvert, comme si on voulait me faire comprendre : « On sait ». J'ai flippé ma race. Je me suis vu viré de l'armée. Fini ma carrière. Que vais-je faire ?
J'ai décidé de garder la tête haute. Je n'avais rien fait de mal. J'avais un comportement irréprochable avec mes collègues et subordonnés. Personne ne pouvait m'accuser de faire du prosélytisme gay ou de draguer qui que ce soit dans le cadre militaire. Le lendemain matin, je suis à l'heure pour le rassemblement avec ma section. Je salue tout le monde après le rassemblement. Je ne perçois rien de particulier. Le président des sous-officiers, un adjudant-chef très sexy, avec moustache à la Freddie Mercury, me serre la main en me fixant droit dans les yeux. C’est le premier à me parler de l'inspection, en me disant qu'il n'avait rien trouvé chez moi, en insistant sur le RIEN. Je compris que j'avais un allié avec moi, et que manifestement, aucune suite ne serait donnée à la découverte du contenu de mon tiroir. Je le remercie, sans un mot de plus. Il me fait une tape dans l'épaule avec un sourire. Le chef du Service général, un adjudant, arrive à ce moment-là et vient me serrer la main. Je ne l'aime pas. Il est con. Il boit comme un trou et est bourré dès le premier verre. Cet abruti me passe la main dans le dos et je sens que ce geste est plus inapproprié que prévu quand il descend sur mes fesses. Je m'écarte de lui, le salue et rejoins mon poste de travail.
Je décidai le soir même, après le boulot, d'aller boire l'apéro au mess des sous-officiers comme d'habitude. Je voulais prendre la température de l'ambiance après l'inspection qui avait fait le tour de la caserne en peu de temps. C'était dans toutes les bouches. Moi, je ne disais rien. Je faisais profil bas. Lorsque je croisais quelqu'un lors de mes déplacements dans la caserne, je percevais des regards qui me gênaient, comme si tout le monde savait pour moi. Je les ignorais et aboyais contre les soldats qui oubliaient de saluer. Arrivé au mess, il y avait du monde. Les discussions étaient vives. A priori, une mini-protestation se levait contre le fait qu'on ait fait une inspection chez des cadres de l'Armée. Certains étaient contre, d'autres pour. Je commande un demi au bar et m'approche d'un collègue sergent assis dans un fauteuil. Quand il me vit, ses yeux trahissaient sa panique. Il se leva et sortit du mess. Merde ! Je compris aussitôt que l'inspection n'avait pas été le seul sujet de conversation de la journée. Le président des sous-officiers est là et me voit. Il m'invite à le rejoindre et nous trinquons ensemble, ainsi qu'avec les autres vieux sous-officiers présents. Je reste avec eux, écoutant d'une oreille leurs conversations. Je regarde autour de moi et je vois des collègues avec qui je faisais des soirées ici me regarder bizarrement et détourner la tête. Je les emmerde. Ce soir, je me bourre la gueule. Je commande un mètre de Ricard et j'enquille les 10 verres cul sec, les uns après les autres. J'en recommande un. Ça a foutu l'ambiance. Tous ces connards qui m'ignoraient 5 minutes avant sont autour de moi à m'encourager, à hurler et à chanter. Tout le monde y passe, chacun son mètre. Je ne l'avais pas vu, mais le chef du service général est là, déjà bourré. Alors que j'allais attaquer mon 3ᵉ mètre, il s'est approché dans mon dos et a commencé à me peloter, une main entre mes fesses pour m’attraper le paquet. Je me suis retourné, l'ai repoussé et lui ai envoyé mon poing dans la gueule. Il s'est écroulé K.-O., bras et jambes écartés Tout le monde s'est tu. J'étais tremblant, je suis sorti en courant et je suis parti rejoindre ma voiture sur le parking 300 m plus loin dans une zone mal éclairée. La nuit était tombée, l'alcool faisant son effet, je ne marchais plus très droit mais je suis arrivé sans encombre à ma voiture. J'avais une égratignure sur la jointure de mon poing. Je l'ai léché pour arrêter le saignement.
Arrivé à ma voiture, je me suis installé au volant. La respiration haletante, la tête sur le repose-tête, les yeux fermés, je me suis assoupi. C'est l'ouverture de ma portière qui me tire de mon endormissement. Je me sens soulevé par plusieurs mains, je me retrouve au sol sur le ventre, bras et jambes maintenus, ils sont au moins 3, mais je ne vois que les treillis et les Rangers, leurs visages sont cagoulés. Y'en a un qui me passe un bâillon dans la bouche et autour de la tête et m'enfile une cagoule, je ne vois plus rien, les bruits sont étouffés et mes cris ne portent pas. J'essaye de me débattre, j'arrive à me libérer d'un pied que j'agite dans tous les sens. Je sais que je touche l'un d'eux à une jambe, il hurle. Un coup de Rangers dans le genou, ça ne fait pas du bien… Je suis à n ...
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