Quand je reviens dans la chambre, la pénombre y est déjà installée, comme une complicité silencieuse. Karim m’y attend, adossé contre le mur, les bras croisés, un pyjama à la main. Son sourire est à la fois innocent et charnel, et ses yeux verts, mi-clos, me dévisagent avec une intensité qui me fait frémir. Il me tend le vêtement sans un mot, comme s’il savait exactement l’effet que ce geste produit sur moi.
"Tiens, c’est pour cette nuit."
Ma gorge se serre. Ce pyjama… Est-ce un cadeau ? Une moquerie ? Une invitation ? Je le saisis, les doigts agrippés au tissu, et sens mon visage s’embraser. Il ne détourne pas les yeux, ne recule pas. Il m’observe, amusé, comme s’il guettait ma réaction.
Voulant lui montrer que je ne suis pas gêné pour autant, je commence par dénouer ma serviette ceinte autour des reins. Il jette un rapide mais discret coup d’œil, puis s’éclipse.
J’enfile rapidement le pyjama, le corps tendu, chaque mouvement trahi par le tissu qui frôle ma peau. Quand je me glisse enfin sous les draps, Smaïn me rejoint, son corps chaud contre le mien. Je me tourne vers lui, le souffle court :
"C’est quoi ce pyjama ?"
Il éclate de rire, bas, contre mon épaule :
"Chez nous, c’est comme ça…C’est un pyjama à mon frère."
Je ris à mon tour, nerveux, soulagé, et me colle à lui, cherchant sa chaleur. Mais il me repousse avec un grognement amusé, les yeux vers la porte entrouverte :
"T’es fou ? Si quelqu’un rentre…"
Je murmure, taquin, en me blottissant contre lui :
"Ben… on a qu’à éteindre la lumière."
Il secoue la tête, un sourire en coin :
"Non, non. T’es vraiment un étranger, toi… Ici, à la maison, on ne prend pas ce genre de risques." Son ton est léger, mais son regard est sérieux.
Au cours de la nuit, le sommeil me gagne, mais pas assez pour m’arracher à la conscience de sa présence. Je suis en chien de fusil, le corps tendu, à l’écoute du moindre mouvement. Puis, sans un mot, sans un signe, il se love contre moi. D’abord, c’est juste une chaleur, un poids léger contre mon dos. Puis, je le sens. Son sexe, dur, pressé contre mes fesses, comme une promesse involontaire. Son souffle est régulier, profond — il dort, ou du moins, il le prétend.
Mon cœur bat plus vite. Je glisse une main dans mon dos, les doigts tremblants, et effleure son érection. Elle est brûlante, tendue, impérieuse. Il ne réagit pas. Pas un frémissement, pas un gémissement. Juste ce contact, cette preuve qu’il n’est pas aussi endormi qu’il le laisse croire. Puis, sans crier gare, il se tourne de l’autre côté, comme si rien ne s’était passé.
Le lit me semble soudain trop grand, trop vide. Je ne peux pas laisser les choses en l’état. Je me retourne à mon tour, lentement, et me love contre lui, mon corps épousant le sien, centimètre par centimètre. Ma main se pose d’abord sur ses abdominaux, sentant les muscles se contracter sous mes doigts. Puis, elle descend, hésitante, jusqu’à ce que je trouve à nouveau ce que je cherchais. Son sexe, toujours dur, toujours prêt, palpite sous mes doigts. Je le caresse doucement, explorant sa longueur, son épaisseur, savourant chaque frisson qu’il ne peut réprimer. Mon souffle devient plus court, plus raide, tandis que ma main glisse plus bas, vers ses bourses.
Soudain, sa main se referme sur mon poignet, brutale mais pas violente.
"Arrête, t’es con putain ! J’ai dit rien ici !"
Sa voix est encore endormie, mais ferme. Je ne lâche pas prise.
"J’ai trop envie…"
Il grogne, les yeux mi-clos, mais je vois qu’il lutte contre lui-même.
"Non, c’est pas une bonne idée…J’te jure"
Je continue, plus hardi, plus insistant, mes doigts serrant doucement son érection, effleurant son gland.
"Personne ne saura…"
Il soupire, le corps tendu, les hanches qui commencent à bouger malgré lui. Ses doigts se relâchent autour de mon poignet, puis se posent sur ma nuque, m’attirant plus près.
"Putain toi alors !"
Je sens son souffle chaud contre mon cou, ses hanches qui se soulèvent pour rencontrer ma main. J’accélère, le rythme devient plus pressant, plus désespéré. Ses gémissements sont étouffés dans l’oreiller, mais je les entends, je les sens vibrer contre ma peau.
Et puis, il se laisse aller. Ses doigts se crispent dans mes cheveux, son corps se tend comme un arc, et il jouit dans ma main, chaud, épais, presque violent. Je continue à le caresser, doucement, jusqu’à ce que son souffle se calme, qu’il retombe contre l’oreiller, épuisé, les yeux brillants dans l’obscurité.
Il ne dit rien. Moi non plus. Il reste immobile un instant, les yeux écarquillés dans le noir, puis son corps se raidit soudain.
"Merde … le sperme… les taches !"
Sa voix est paniquée, presque étouffée. "Lève-toi, vite, faut qu’on essuie ! T’as des mouchoirs en papier ?"
Je me redresse d’un bond, le cœur battant, et cherche à tâtons sur la table de nuit. Je lui tends une poignée de mouchoirs, mais c’est trop tard. Le liquide a déjà imprégné le tissu fin du pyjama, une auréole sombre s’étalant sur son ventre, près de sa hanche.
Il s’assied, les doigts tremblants, et se met à frotter frénétiquement, mais la tache ne part pas. "Putain, putain, merde…" Il répète ça en boucle, les sourcils froncés, comme si c’était la fin du monde.
Je m’agenouille près de lui, essayant d’aider, mais le tissu est déjà bien maculé, et chaque tentative ne fait qu’étaler davantage la marque de ce qu’on a fait. Il me repousse presque, les yeux rivés sur la tache, horrifié.
"Putain, mais putain de bordel… Ma mère va le voir et comprendre…"
Je pose une main sur son épaule, le forçant à me regarder.
"Calme-toi. On va dire que c’est du thé. Ou de la sueur. Elle ne va pas fouiller."
Il me fixe, encore tendu, mais peu à peu, ses épaules se détendent. Nous restons là, debout, face à face dans la pénombre. Mon sexe, dur, tend mon pyjama. Je le montre du menton, un sourire en coin.
Il éclate de rire, secoue la tête, et l’effleure du bout des doigts, amusé.
T’es qu’un obsédé. Va te branler dans les chiottes, comme je faisais quand je dormais avec mon frère."
Puis il se recouche, me tournant le dos, comme si de rien n’était.
Moi, je n’en peux plus. Je sors discrètement de la chambre, le cœur battant.
Dans le clair-obscur du couloir, je tombe sur Karim, qui revient des toilettes, en simple slip. Son corps athlétique me scotche : ses hanches étroites, ses cuisses musclées, et cette bosse discrète mais visible qui trahit une excitation récente. Son sexe, apparemment énorme, déforme clairement le tissu fin : une masse imposante, lourde et longue, pend sous l’étoffe distendue, impossible à ignorer. Et ses yeux, en glissant vers moi, s’attardent sans gêne sur mon érection, qui tend mon pantalon de pyjama. Il se tait. Son sourire s’élargit, comme s’il savourait mon trouble. Il ne dit toujours rien, mais clin d’œil en dit long. Il passe devant moi en frôlant mon épaule, laissant derrière lui une chaleur qui me fait frémir.
Moi, je ne peux m’empêcher de le suivre des yeux alors qu’il s’éloigne dans le couloir. De dos, sa silhouette est une invitation au péché : ses épaules larges, son dos musclé qui se rétrécit vers des hanches étroites, et ses fesses rondes et fermes, moulées dans le slip, se balancent avec une désinvolture provocante. Sa main droite, glissée dans l’étoffe, trahit un geste lent, presque nonchalant, comme s’il jouait avec ce qui l’a déjà soulagé. Je retiens mon souffle, fasciné par cette image : son corps tout entier respire une virilité brute, et ce mouvement discret sous le tissu achève de me rendre fou.
Je pousse la porte des WC, ferme le verrou derrière moi, et enfin, je peux souffler. Je baisse mon pyjama, le sexe à la main, déjà prêt à me soulager. Et là, dans la cuvette, un tas de papier toilette froissé, humide. La chasse n’a pas été tirée, sans doute à cause du bruit.
Un rire étouffé me monte aux lèvres. Karim vient de se faire une séance de branlette ici, seul dans les chiottes, à quelques mètres de nous. L’idée me fait bander encore plus et va faciliter mon soulagement, avec l’image de son slip bien rempli et ses abdominaux magnifiques….
Je saisis mon sexe d’une main ferme, les doigts déjà légèrement humides. Dans l ...
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