Bonjour
Je suis heureux que beaucoip aient aimé et bien noté mon épisode, même sans scène de sexe. Je pense q'il était indispensable pour bien comprendre l'état d'esprit de tous les intervenants. Merci encore pour votre intérêt renouvelé. " La caserne. Les jours s’étirent, monotones, rythmés par les exercices, les attentes… et l’ascèse forcée. Puis arrive enfin l’annonce : une nouvelle permission, un week-end seulement.
Smaïn me propose de venir chez lui. Je l’écoute, le cœur battant, mais une hésitation me retient. Je lui demande : "Et tes parents ?", les sourcils légèrement froncés. "Ils ne vont pas trouver ça bizarre, que je débarque comme ça, une nouvelle fois ?" Puis j’ajoute, plus bas : "Et ton frère, Karim… Il va pas se douter de quelque chose ?" Je repense à ce regard, à ce sourire en coin, à cette façon qu’il a eue de me dévisager comme si j’étais un défi. "Et tes copains, à la cité, au café…" Je secoue la tête, partagé entre l’envie et la crainte. "Qu’est-ce qu’ils vont penser ?"
Il me répond avec un haussement d’épaules, comme si mes craintes étaient dérisoires.
"Les copains, je m’en fous. On ne s’est pas embrassés devant eux, tout de même." Son ton est léger, presque amusé. "Et puis, tu fais très mec, toi. Rien d’efféminé. T’as rien des PD du jardin aux turlututes ! Et je vois pas pourquoi Karim se douterait de quoi que ce soit."
Un silence. Il plisse les yeux, puis son visage s’illumine d’un sourire malicieux.
"Ma mère, elle, elle a tout inventé pour mon père et Karim." Il éclate de rire. "Elle leur a raconté que tu étais presque fiancé, que tu lui avais confié ça pendant un thé. Et surtout…" Il secoue la tête, amusé. "Que si tu te mariais, tu prendrais moi et Karim comme garçons d’honneur." Il imite ma voix, exagérément solennelle : "J’imagine déjà mon frère, dans son survêtement de l’OM à la con, le zob dressé, en train de se dire que ton mariage, ce serait l’occasion de draguer toutes les petites Françaises." Il rit. "C’est elle qui m’a avoué son mensonge."
Le premier soir, libérés de la rigueur militaire, nous nous sommes abandonnés l’un à l’autre avec une avidité longtemps contenue, veillant cette fois à ne pas souiller les draps, ayant ôté nos pyjamas.
Vers trois heures du matin, le désir nous a de nouveau unis. Mais une envie pressante m’arrache à ses bras. "Je reviens, il faut que j’aille pisser", murmuré-je à Smaïn. Inutile de chercher mon pyjama, perdu dans le désordre des draps, emporté par la fougue de nos préliminaires. Mon sexe, encore complètement dressé, pointe sous la faible lumière d’ambiance. Je saisis ma serviette, l’enroule autour de mes hanches et me glisse hors de la chambre, aussi discret qu’un voleur.
Au même moment, Karim émerge du bout du couloir, les reins ceints d’une fouta à la hâte nouée. Son érection soulève le tissu presque à l’horizontale. Nos regards se croisent. Il m’observe, je le contemple. Un silence s’installe, lourd de non-dits.
Il esquisse un sourire, penche légèrement la tête, comme s’il évaluait ma réaction. "On va pas pouvoir se croiser comme ça, hein ? Le couloir est trop étroit dans notre état…" murmure-t-il, amusé, mais avec une pointe de curiosité dans la voix. Il laisse planer le silence, comme pour voir si j’ose répondre.
Son regard glisse vers ma serviette, puis remonte vers moi. "T’as l’air bien équipé, toi aussi…" murmure-t-il, avec une pointe de défi.
Je ne peux m’empêcher de rétorquer, un peu agacé mais flatté : "Et toi, c’est carrément un obélisque que t’as là-dessous."
Puis, après une hésitation calculée, il ajoute, le ton plus léger : "T’es breton, toi… Alors ce serait un menhir que t’as là-dessous ?" Son regard glisse vers ma serviette, puis remonte vers moi, comme s’il cherchait une faille, une réaction.
Je sens qu’il me teste. Je réponds, amusé mais prudent, en laissant traîner les syllabes : "Oui… et du sacré granit… de Bretagne." Je marque une pause, observant son expression.
Il hésite encore, puis, d’un geste lent, presque théâtral, il entrouvre sa fouta, révélant à peine la base de son érection. "Ça vaut pas un obélisque maghrébin, regarde ça…" dit-il, les yeux brillants, mais avec une pointe d’attente ...
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